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jeudi 19 juin 2008

Paul Pietsch, 97 ans et (peut être) toutes ses dents!




... enfin je ne suis pas allé vérifier... Mais en tout cas, quelque soit son nombre de dents, Paul Pietsch est l'homme la plus âgé, parmis tous les pilotes de l'histoire de la F1. Outre les pilotes décédés, de mort naturelle où non, Paul Pietsch est, et de loin, le doyen du classement des pilotes (actuels et anciens), du plus âgé au plus jeune. L'Allemand fête aujourd'hui son 97e anniversaire, et devance de 5 ans et demi Danny Kladis, (qui ne pourra passer en tête qu'en cas de décès de Paul, rappelons-le).


Plus de 900 pilotes ont pris le départ d'un grand prix depuis celui de Grande-Bretagne, le 11 mai 1950. De cette liste, il ne reste plus que 380 pilotes en vie. Actuellement, le plus jeune pilote de F1 ayant participé à au moins un grand prix est Sebastian Vettel, avant 20 ans, 11 mois et 17 jours.

319e de cette liste, David Coulthard est le plus âgé du plateau actuel devant Rubens Barrichello (324e), Giancarlo Fischella (325e) et Jarno Trulli (331e). Ces 4 pilotes sont en Formule 1 depuis longtemps.


Les 6 derniers de la listes sont tous les 6 titulaires en 2008: Il sagit de Robert Kubica (BMW, 375e), Lewis Hamilton (McLaren, 376e), Kasuki Nakajima (Williams, 377e), Nico Rosberg (Williams, 378e), Nelsinho Piquet (Renault, 379e), et Sebastian Vettel (Toro Rosso, 380e). Tous ces pilotes ont entre 20 et 24 ans. Cette fin de liste nous montre que Williams possède la séléction ayant la moyenne d'âge la plus basse du plateau.


Paul Pietsch, pour revenir à la tête de liste, a donc aujourd'hui 97 ans. L'occasion pour nous de découvrir de plus près ce pilote dont le nom est, aujourd'hui, très peu connu.


Ce pilote Allemand est né, vous l'aurez compris, en 1911, et commence la compétition automobile dans le début des années 1930, avec une Alfa Roméo. Il rejoint L'Auto Union Team en 1935. Après la seconde guerre mondiale, il se tourne vers le business et ne dispute que quelques courses quand il en a l'occasion, et remporte le Eifelrennen en 1951. Il participa à trois grands prix entre celui d'Italie en 1950 et d'Allemagne 1952. Il arrête la compétition automobile suite à quelques accidents entraînant de petites blessures. Il est le doyen des pilotes de formule 1 depuis le 19 mars 2003.

jeudi 12 juin 2008

Kubica, 99e et dernier d'une longue liste de champions...


Robert Kubica a empoché la première victoire d'un Polonais, la première victoire de BMW, et sa première victoire personnelle en formule 1 en enlevant le grand prix du Canada dimanche dernier. Le pilote Polonais avait, l'année passée, manqué de se tuer au volant d'une BMW dans la grande épingle, et avait un compte à régler avec le circuit Gilles Villeneuve. Cette superbe victoire le fait entrer dans le cercle réstreint des vainqueurs de grands prix. Après Hamilton, 98e à entrer dans cette liste, Kubica est donc le 99e pilote à remporter un grand prix. Il fait maintenant partit de cette liste où l'on ne trouve que des grands noms de la Formule 1, des noms de champions du monde ou de champions tout court, d'hommes indispensables à l'histoire de la Formule 1. Robert Kubica empochera certainement de nouvelles victoires d'ici la fin de sa carrière et pourra se frayer un chemin pour remonter cette liste de pilotes victorieux. Actuellement, Kimi Räikkönen est 13e de ce classement, devant Stirling Moss, le pilotes le plus victorieux sans titres au compteur, et à une victoire de Fernando Alonso, 12e. Massa est 33e, entre Juan Pablo Montoya et Tony Brooks. Quant à Hamilton, il est 41e, entre Ralf Schumacher et Giusseppe Farina. Kubica est pour le moment dernier, derrière Jenson Button. Le premier de ce classement est, vous le savez sans doute déjà, Michael Schumacher avec 91 victoires, devant Alain Prost (51), Ayrton Senna (41) et Nigel Mansell (31)

Côté écuries, BMW est la 31e écurie à entrer dans les points, et occupe donc la dernière place du classement des constructeurs par nombre de victoires derrière Shadow et Stewart. Ce classement est bien sûr mené par la Scuderia Ferrari avec 205 victoires et McLaren avec 158 victoires, devant les 117 victoires de Williams.

Mais alors QUI sera le 100e pilote à empocher une victoire en formule 1? Pour le moment, le plus probable est Nick Heidfled, coéquipier de Robert Kubica. L'Allemand a souvent atteri sur le podium mais n'en a jamais atteint la plus haute marche. Il possède une voiture capable de gagner, et Kubica l'a prouvé au Canada. L'autre pilote le plus probable est Heikki Kovalainen. Il possède une des meilleures monoplaces du plateau, à un certain talent de pilote, et même s'il a déçu ses supporters depuis le début de la saison, il est, avec Heidfeld, celui qui à le plus de chances d'être le prochain vainqueur. Le troisième pilote que l'on a le plus de chance de voir comme 100e vainqueur de l'histoire de la F1 est Nico Rosberg. L'Allemand n'a pas une voiture mémorable mais entre régulièrement dans les points et pourrait donc bien être le prochain. Bourdais, Glock, Nakajima, Sutil et Vettel ne semblent pas assez expérimentés pour le moment, Davidson et Sato n'ont pas la voiture suffisante, Piquet n'est pas encore assez bon et Webber à loupé sa chance.

Classement des pilotes par victoires
1 SCHUMACHER Michael 91
2 PROST Alain 51
3 SENNA Ayrton 41
4 MANSELL Nigel 31
5 STEWART Jackie 27
6 CLARK Jim 25
7 LAUDA Niki 25
8 FANGIO Juan-Manuel 24
9 PIQUET Nelson 23
10 HILL Damon 22
...12 ALONSO Fernando 19
13 RAIKKONEN Kimi 17
...19 COULTHARD David 13
...28 BARRICHELLO Rubens 9
...33 MASSA Felipe 7
...41 HAMILTON Lewis 6
...57 FISICHELLA Giancarlo 3
97 TRULLI Jarno 1
98 BUTTON Jenson 1
99 KUBICA Robert

Classement des écuries par victoires
1 Ferrari 205
2 McLaren 158
3 Williams 113
4 Lotus 79
5 Brabham 35
6 Renault 33
...22 Honda 3
...31BMW 1

mercredi 16 avril 2008

F1 de la semaine n°10: Sauber C20 (2001)


La Sauber C20 qui a sillonné les circuits en 2001 avait pour pilotes le débutant Kimi Räikkönen et l'Allemand Nick Heidfeld qui entammait sa seconde saison. Les deux pilotes sont encore en course actuellement et l'un est devenu champion du monde...

La Sauber C20 arrive en Australie pour son premier grand prix, tout comme son second pilote, le futur champion du monde Kimi Räikkönen. Après des qualifications assez moyennes, les deux pilotes parviennent à entrer dans les points. Nick Heidfeld et Kimi Räikkönen, respectivement 4e et 6e, entrent chacun pour la première fois de leur carrière dans les points. En Malaisie, les pilotes repartiront avec un mauvais souvenir de la C20 puisque les deux pilotes ont abandonnés. Dans le cas de Räikkönen, le problème venait de la monoplace dont la transmission a lâchée. Pour le troisième rendez-vous de la saison, au Brésil, Heidfeld offrira à la Sauber le meilleur résultat jamais atteint par la monoplace: un podium. Heidfeld monte sur la troisième marche tandis que Räikkönen abandonne à nouveau. A St Marin, la série noire continue pour le Finalandais qui connaît des soucis de direction. Heidfeld, 12e en qualifications, arrivera à la porte des points, 7e. En Espagne, pour la seconde fois de l'année, les deux C20 sont à l'arrivée. Cette fois-ci, Heidfeld entre de justesse dans les points en terminant 6e, et Räikkönen reste toujours sur le score de 1 point, inscrit en Australie. Le Finlandais n'arrivera que 8e, ce qui n'est, à l'époque, pas suffisant pour marquer des points puisque seuls les 6 premiers étaient récompensés. En Autriche, les rôles sont inversés. Pendant que Räikkönen améliore le meilleur résultat de sa carrière en terminant 4e, Heidfeld rame et ne termine qu'en 9e position. Le grand prix de Monaco est à oublier pour les deux Sauber: Heidfeld termine dans les rails et Räikkönen en 10e position. Au Canada, Räikkönen, partit 7e, réitère son excellent résultat d'Autriche et termine à nouveau aux pieds du podium en 4e position. Nick Heidfeld fait de nouveau un accident et ne sera pas à l'arrivée. Au grand prix d'Europe, Heidfeld abandonne pour la 3e fois consécutive, cette fois-ci à cause de la transmission de la Sauber. Räikkönen, qualifié 9e, sera à l'arrivée en 10e position. Au grand prix de France, pendant que les frères Schumacher terminent 1er et 2e, les deux Sauber terminent tour à tour 6e et 7e. Heidfled rammenera donc 1 point. En Grande Bretagne, pour la première fois depuis le grand prix d'Australie, les deux C20 marquent des points. Räikkönen termine 5e devant Heidfeld, 6e. Hélas, les joies de ces points seront vites oubliées car en Allemagne, aucune des deux Sauber ne passera la ligne. Räikkönen connaît à nouveau des problèmes de transmission et Heidfeld un accrochage. En Hongrie, le résultat est le même qu'en France: Heidfled termine 6e devant Räikkönen qui n'inscrit pas de points avec sa 7e place. En Belgique, Heidfled abandonne à cause de ses suspensions et Räikkönen a encore des problèmes de transmission. En Italie, seul Räikkönen se bat pour les points mais échoue en arrivant 7e pendant qu'Heidfled est perdu en milieu de peloton. Räikkönen ne reverra plus la ligne d'arrivée de la saison: sa transmission lâche encore aux Etats-Unis, où Nick marque le dernier point de la C20 en terminant 6e, et il s'accroche au grand prix du Japon pendant que Heidfled arrive 9e.

Räikkönen décrochera la saison suivante un volant chez McLaren pour remplacer son compatriote Mika Häkkinen, et est actuellement chez Ferrari. Heidfled finira par atterir chez BMW (qui a racheté Sauber) pour qui il court cette saison. BMW mène actuellement le championnat devant Ferrari. La C20 a donc contribué au lancement des carrières des jeunes loups. Bien que peu fiable, elle a permis aux débutants de marquer des points de temps à autres et de prouver leur capacité. La transmission de cette Sauber n'était pas au point puisqu'elle a entraîné 5 abandons de ses pilotes durant la saison.

Heidfeld termine la saison en 7e position avec 12 points, et Räikkönen finit 10e avec 9 points au compteur.

Informations

Moteur: Petronas
Pneus: Bridgestone
Poids : 600 kg
Nbre de rapports (boîte de vitesse) : 7
Carburant / Huile : Petronas

mercredi 2 avril 2008

La F1 de la semaine n°9: La Vanwall VW5 (1957 - 1958)


La Vanwal VW5 fit sa première apparition sur les circuits au grand prix de Monaco 1957. A son volant, Stirling Moss et Tony Brooks. Les premiers résultats étaient plutôt encourageants: les qualifications se sont parfaitement bien déroulées pour les deux pilotes. Moss, qualifié 3e, devra abandonner pendant que Brooks, parti depuis la 4e place, arrivera second.

Absente à Indianapolis, la Vanwall reviend en France avec Lewis-Evans et Salvadori comme pilotes, ils abandonneront tous les deux. Le grand-prix suivant, celui de Grande-bretagne, sera marqué par la première victoire de la VW5: Moss avait la pole et Brooks l'emporte suite à l'abandon de son coéquipier. La troisième Vanwall, pilotée par Lewis-Evans, termine 7e. En Allemagne, seul Moss entre dans les points, mais Vanwall revient à Pescara: Victoire de Moss et 5e position de Lewis-Evans, Brooks abandonne. En Italie, Evans signe la pole mais c'est Moss qui l'emporte une nouvelle fois après l'abandon du poleman. Brooks qui avait brillé en qualification (3e) n'arrive que 7e.

La Vanwall VW5 revient pour la saison 1958. Cette saison est spéciale: c'est le premier championnat du monde des constructeurs en F1. Jusqu'ici, seul le championnat du monde des pilotes comptait. La VW5, absente en Argentine, marque son retour, et son arrivée dans le saison par une pole position de Tony Brooks, puis un triple abandon! Problème moteur pour Moss, défaillance des bougies pour Brooks et la direction d'Evans a lâchée. Aux Pays-Bas, la VW5 domine tous ses adversaires en qualifications en offrant les trois premières places de la grille à ses trois pilotes. Mais seul Moss sera à l'arrivée et en tête. En Belgique, nouvelle victoire de la VW5: Brooks gagne, Evans est troisième: il y a donc deux des trois pilotes de la VW5 sur le podium. Au grand prix de France, Brooks et Evans abandonnent, Moss sauve l'honneur en montant sur la seconde marche du podium. Stirling Moss signe la pole en Grande-Bretagne, mais la meilleure performance des pilotes de la VW5 à l'arrivée est la 4e position d'Evans. En Allemagne, seul Moss et Brooks sont sur la grille de départ (Brooks 2e, juste devant Moss) et Tony remportera le grand prix. Au Portugal, Moss fait un parcours irréprochable en signant la pole puis la victoire, tandis qu'Evans, parti 3e, atteindra la 3e marche du podium. En Italie, la VW5 se montre également très forte avec la pole de Moss et la victoire de Brooks, seul réscapé de l'écurie à l'arrivée. La Vanwall VW5 arrive ensuite au Maroc pour son dernier grand prix, que Moss remporte après l'abandon de Tony Brooks et l'accident qui coûta la vie à Stewart Lewis-Evans.

En 1957, Moss termine 2e du championnat, Tony Brooks 5e, Evans 12e et Salvadori 18e.
En 1958, Stirling Moss, le Poulidor de la F1, termine à nouveau 2nd du championnat à 1 point de Hawthorn. Brooks arrive 3e et Lewis-Evans, 9e avec 11 points, permet à Vanwall de s'imposer pour au premier championnat du monde des constructeurs, faisant ainsi entrer la Vanwall VW5 dans l'histoire de la F1. Vanwall devance Ferrari de 8 points.

La VW5 aura donc été pilotée par quatre pilotes, tous Britanniques. Roy Salvadori n'aura participé qu'à 1 grand prix mais Stuart Lewis-Evans, Stirling Moss et Tony Brooks ont été très actifs. 7 poles et 9 victoires en 15 grands prix font de cette monoplace une excellente voiture même si la fiabilité n'était pas toujours au rendez-vous.

Informations

Moteur: Vanwall
Pneus : Dunlop, Pirelli
Chassis : "Spaceframe"
Poids : 550 kg
Nbre de rapports (boîte de vitesse) : 5
Freins : Freins à disque - Good Year
Suspensions : Ressort/Fourche

mercredi 19 mars 2008

F1 de la semaine. N°8 La McLaren MP4/6 (1991)


Pour la saison 1991, McLaren garde les mêmes pilotes titulaires que l'an passé. Ayrton Senna qui arbore son n°1 suite à son titre de 1990, et Gerhard Berger qui seconde le Brésilien.
La McLaren MP4/6 a offert, pour cette saison 1991, 6 victoires et le titre à Senna, et une victoire à Berger.
Dès son arrivée sur les circuits de 1991, La McLaren se montre la voiture à battre. Lors du premier grand prix de la saison, aux Etats-Unis, Ayrton Senna signe la pole position et empoche la victoire. Au même moment, Berger, parti 7e, est contraint à l'abandon pour un problème de pompe à essence. Le second grand prix est tout aussi bénéfique pour Ayrtone Senna qui signe une nouvelle fois, à domicile, la pole puis la victoire. Berger monte sur la 3e marche du podium et confirme donc les députs explosifs de la MP4/6. A St Marin, pour son troisième grand prix, la MP4/6 se montre encore plus forte en terminant avec une double victoire. Senna, poleman, devant Berger, et à Monaco, pour le 4e grand prix de la saison, Senna signe sa 4e pole de 1991 suivi de sa 4e victoire. On ne pouvait rêver meilleur début de saison pour le Brésilien, même si son équipier, 2 fois sur le podium en 4 Grand prix, a du abandonner 2 fois dont une où la faute ne vient pas de son pilotage. Le grand prix suivant, celui du Canada, est, hélas, un double abandon pour les pilotes McLaren. Problème d'alternateur pour Senna, défaillance éléctronique pour Berger. Pour le Brésilien, cet incident sera effacé par son podium au Mexique (3e) mais la série noire continue pour Berger qui ne termine pas la course suite à un problème moteur. En France, le moteur de Berger lâche une nouvelle fois, et Senna termine à nouveau 3e. En Grande-Bretagne, le vent tourne entre les équipiers. Berger signe son 3e podium de la saison en terminant 2nd et Senna doit abandonner pour un problème de boîte d'essence. Mais Ayrton sera tout de même classé 4e car seuls 2 autres pilotes que le vainqueur pilotes ont terminé le grand prix dans le même tour que ce dernier... En Allemagne, le vent souffle toujours pareil. Berger termine 4e tandis que Senna abandonne pour Panne d'essence, mais sera tout de même classé 7e (ce qui ne lui rapporte aucun point). Senna se rattrape en Hongrie où il signe à nouveau la pole et la victoire tandis que Berger arrive au pied du podium. En Belgique, nouvelle double victoire des McLaren où Senna remoprte une nouvelle fois le grand prix après avoir signé la pole position. Pole qu'il réobtiendra en Italie, mais cette fois-ci sans la victoire à la clé: Senna termine 2e et Berger 4e. Au Portugal, Berger est malchanceux. Il s'était qualifié 2nd, devant son équipié qui n'avait signé que le 3e temps, et doit abandonner sur problème moteur laissant sa 2nd place à Senna. En Espagne, l'Autrichien est une nouvelle fois victime de la malchance alors qu'il avait obtenu la pole. Nouveau problème de fiabilité. Senna, partit 3e, termine en 5e position. Mais la MP4/6 termine la saison en beauté puisque, pour l'avant dernier grand prix, McLaren obtient à nouveau une double-victoire, la 3e de la saison. Cette fois-ci, c'est Berger, Poleman puis vainqueur, qui devance Senna, 2nd au départ et à l'arrivée. Le dernier grand prix se soldera par une réussite également. Senna, une nouvelle fois poleman puis vainqueur et Berger 3e à l'arrivée, après s'être élancé 2e.
Au total, la McLaren Honda a inscrit 139 points et devance les Williams avec 125 points, puis de loin les Ferrari qui ne totalisent que 55,5 points. Au classement conducteurs, Ayrton Senna l'emporte avec 96 points, soit 24 points de plus que Nigel Mansell, son dauphin. Berger termine la saison avec 43 points.
La MP4/6 aura donc obtenu d'exellents résultats à la plupart de ses participations, même si de gros problèmes de fiabilité ont empêchés Berger de se battre pour le titre, sinon la 2nd place. L'Autrichien s'en tire 4e mais aurait certainement pu faire beaucoup mieux.

Moteurs : Honda
Pneus : Goodyear
Poids : 505 kg
Boîte de vitesses : McLaren 6Y Semi-auto T
Nbre de rapports : 6
Carburant / Huile : Shell
Freins : Freins à disque carbone

mardi 12 février 2008

Et il ne resta plus aucun pilote du premier grand prix...

Le Britannique Tony Rolt, ancien pilote de Formule 1 et ancien vainqueur des 24 Heures du Mans, est décédé mercredi à l'âge de 89 ans, indique le British Racing Drivers Club (BRDC) sur son site internet.

Suite à la mort d'Emmanuel de Graffenried le 22 janvier 2007, Tony Rolt était le dernier pilote encore en vie à avoir participé à l'épreuve inaugurale du championnat du monde de Formule 1, le 11 mai 1950 à Silverstone. Absent de la grille de départ, Rolt avait relayé au bout de quelques tours son compatriote Peter Walker.

Venu très tôt au sport automobile, Tony Rolt n'a que 19 ans lorsqu'il décroche sa première victoire majeure, le British Empire Trophy de Donington, au volant d'une ERA en 1938. Sa prometteuse carrière est hélas brutalement stoppée par le déclenchement de la seconde guerre mondiale. Lieutenant au sein de la Rifle Brigade, il est envoyé en France au printemps 1940 pour tenter d'endiguer l'avancée des troupes allemandes. Capturé lors de la bataille de Calais, il est envoyé dans divers camps de prisonniers où il se fait remarquer par ses nombreuses tentatives d'évasion, ce qui lui vaut d'être transféré en 1943 à l'Oflag IV-C, au château de Colditz, une forteresse réputée pour être peu propice aux évasions. Tony Rolt s'y distinguera en étant impliqué dans un célèbre et audacieux projet d'évasion par planeur.

Après la guerre, Tony Rolt reprend sa carrière de pilote, qui culminera avec trois apparitions en championnat du monde de Formule 1 (et notamment lors de la manche inaugurale) et surtout avec sa victoire aux 24 heures du Mans 1953, au volant d'une Jaguar. La voiture de l'équipage Tony Rolt-Duncan Hamilton avait pourtant été disqualifiée à l'issue des vérifications techniques la veille de la course, et il fallut toute la compétence des juristes de Jaguar pour obtenir des organisateurs qu'ils l'acceptent au départ. Une légende tenace raconte que déçus de leur disqualification, Rolt et Hamilton avaient passé la nuit du vendredi au samedi à noyer leur chagrin dans les bars du Mans, et que plusieurs tasses de café furent nécessaires le lendemain matin pour leur permettre de prendre le départ dans de bonnes conditions. Cette version des faits a été à de nombreuses reprises démentie par les principaux intéressés, qui ont toutefois reconnu être restés éveillés une bonne partie de la nuit dans l'attente du verdict définitif des commissaires.

Mais Rolt délaisse rapidement le pilotage pour se concentrer sur un projet qui lui tient à cœur : la conception de voitures 4 roues motrices. Avec le soutien financier de l'industriel Harry Ferguson, les efforts de Rolt aboutissent et connaissent même une consécration sportive avec le succès de Stirling Moss sur une Ferguson 4 roues motrices dans une épreuve de F1 hors-championnat. Il s'agit de l'unique succès d'une monoplace 4 roues motrices dans l'histoire de la Formule 1.

Réactions des fans de F1

dimanche 27 janvier 2008

Des filles et des moteurs...


Sur plus de 900 pilotes depuis le premier championnat du monde de Formule 1 en 1950, seuls 4 furent des femmes.

Divina Galica ne courut jamais en F1 lors d'un championnat du monde. Son premier grand prix fut en Grande-Bretagne, en 1976, mais elle ne se qualifia pas: elle termina son meilleur tour à trois secondes du temps à atteindre pour se qualifier. En 1977, Divina retentera une qualification en Argentine puis au Brésil, mais là encore elle échouera. La première fois où elle participa à une épreuve au volant d'une F1 fut lors de la Race Of Champions qu'elle termina 12e. La seconde et dernire fois fut lors de l'International Trophy. Elle arrêta ensuite la Formule 1. Elle tentera sa chance en F2, puis au 1000 km de Suzuka et en Le Mans Series (en l'an 2000) avant d'arrêter définitivement sa carrière de sports automobile.

Giovanna Amati fut sans doute la plus jolie de ces dames, en tout cas la dernière à avoir tenté sa chance en F1. En 1987, elle débute pas la F3000 où elle termine 16e lors de son premier grand prix, et ne se qualifie pas pour les suivantes. Après quelques petites péripéties, elle arrive en F1 en 1992 au volant d'une Brabham, la pire voiture du plateau 1992. Engagée pour les trois premières épreuves, elle ne se qualifie à aucune d'entres elles, arrivant à 4 ou 6 secondes du temps reglementaire. Elle céda ensuite son volant à un certain Damon Hill, fils de Graham et futur champion du monde (1996) qui ne se qualifiera que 2 fois en 8 essais, ce qui montre la lenteur de la Brabham.

Lella Lombardi fut sans doute la plus douée des femmes ayant couru en F1. Comme Divina, elle dispute son premier grand prix de f1 lors de la Roce Of Champions qu'lle termine 14e.

Son premier engagement fut en grande-Bretagne, en 1974. Elle ne se qualifiera pas car elle arrivera 9 dixième après la fin du temps reglementaire. En 1975 par contre, elle se qualifie 11 fois sur 12 tentatives au volant d'une March. Dès le second grand prix, elle entre dans l'histoire en devenant la première femme de l'histoire à marquer des points: 0,5 points car la course a été arrêté avant la fin de l'épreuve et elle était 6e (les points sont donc divisé par deux lorsque la course s'arrête prématurément). Elle participe à 2 grands prix en 1976 puis laisse tomber la F1. Après, elle participe à un championnat de voiture de sport, aux 24 heures du Mans, etc avant de succomber à un Cancer en 1992.

Désiré Wilson ne fit qu'un passage éclair dans le monde de la F1. Elle courut surtout en voiture de sport et en CART. Elle aussi commence par la Race Of Champions àù elle termine 9e. Douée en voiture de sport, puis 7e au Mans, elle est engagée en F1 en 1980 aux côtés d'Alan Jones, champion de la saison. Ce n'est pas brillant pour elle est finalement, elle arrête en 1981 puis participe aux 1000 km de Brands hatch où elle termine 4e en 1982 et 1984 puis finit, en 1983, une nouvelle fois 7e au Mans. Elle termine sa carrière en 1991 après avoir participé aux championnats de CART, tenter de se qualifier en Indy500. Elle a également couru les 480km de Brand Hatch en 1989 et une nouvelle fois les 24 heures du Mans en 1991.

mercredi 23 janvier 2008

F1 de la semaine N°7: La Tyrrell 025 (1997)


La Tyrrell 025 fut présente aux 17 grands prix de la saison 1997. C'était il y a 11 ans.
Cette voiture de milieu, voire de fond de grille, n'a pas beaucoup aidé ses deux pilotes, Jos Verstappen (n°18) et Mika Salo (n°19) a s'affirmer en F1 pour leur 3e saison.

Résultats médiocres pour la Tyrrell 025 en cette saison 97, particulièrement aux qualifications. Sur 17 départs pour chaque pilote, soit 34 départs pour la monoplace, la place moyenne sur la grille de départ est 19,2e pour la 025! Son écurie n'a eu le plaisir d'accueillir que 15 des 34 voitures engagés dans l'année. Soit un pourcentage de plus de 50% d'abandons.
Jamais la Tyrrell 025 n'a été mieux qualifiée que 14e (à trois reprises), et sans la 5e place de Salo à Monaco, l'écurie n'aurait eu qu'une bulle dans la colonne des points du classement du championnat du monde des constructeurs.

En Australie, pour le premier grand prix de la saison, les deux pilotes Tyrrell occupent les 18 et 21e places sur la grille de départ. Aucun ne terminera l'épreuve. Verstappen à cause d'une sortie de piste, Mika Salo à cause de son moteur qui a lâché avant la fin. Pour le second grand prix, les qualifications sont désastreuses: 21e et 22e, autrement dit avant-dernière et dernière place. La dernière ligne pour eux tous seuls, les pilotes Tyrrell sont tout de même remontés 13 et 15 ème. Deux voitures à l'arrivée, ce n'est arrivée que 4 fois durant la saison à l'écurie Tyrrell. En Argentine, Salo, partit 19e, fait une superbe remontée jusqu'à la huitième place. Enfin bon, superbe est un bien grand mot puisqu'il a certes terminé huitième, mais seuls 9 voitures ont franchi la ligne d'arrivée, le neuvième (et dernier) étant Jarno Trulli, débutant en F1, qui terminera devant Salo au championnat du monde des conducteurs. Verstappen abandonne suite à un problème moteur. A Saint Marin et Monaco, les deux Tyrrell terminent à chaque fois l'épreuvepour les 2e et 3e fois de la saison. Monaco restera sans doute le meilleur souvenir de la 025 puisque Mika termine 5e sur les 10 arrivants. En Espagne, Verstappen sera le seul pilote de la 025 à être à l'arrivée (11e), Mika Salo ayant du abandonner sur crevaison. Les trois grands prix suivants furent incontestablement une série noire pour Tyrrell. Au Canada, Verstappen abandonne sur un problème de boîte de vitesse, Salo sur un ennui de moteur. Au grand prix de France, Verstappen ne terminera pas l'épreuve à cause d'un problème de freins, et Salo arrêtera prématurément à cause d'une défaillance électronique. Enfin, en Grande-Bretagne, abandon des deux pilotes pour un soucis de moteur. En Allemagne, Verstappen voit l'arrivée mais pas Salo: problème d'embrayage. En Hongrie, c'est l'inverse. Verstappen revient bredouille: moteur cassé, tandis que Salo arrive péniblement 13e, en bon dernier des survivants de l'épreuve. En Belgique, Verstappen abandonne encore, mais cette fois ci à cause d'un tête à queue. Pour la seconde fois de la saison, la défaillance est plus humaine que mécanique. En Italie, nouveau double-abandon: boîte de vitesse pour Verstappen. Pour Salo, c'est une nouvelle fos le moteur qui lâche. En Autriche, seul Verstappen est à l'arrivée (la boîte de vitesse n'a pas tenu pour Mika Salo) tandis qu'au Luxembourg, Salo est le seul pilote Tyrrell à franchir la ligne d'arrivée, problème de transmission pour Jos. Au Japon, nouvel abandon de Salo sur un problème moteur. Heureusement, les deux Tyrrell sont à l'arrivée pour le dernier grand prix de la saison, en Europe.

Moteur, Transmission, Boîte de vitesse, Embrayage, Electronique, Freins, Crevaison. On ne peut pas parler de la Tyrrell 025 comme une voiture fiable!
Au total, 2 points auront été inscrit. C'est Mika Salo qui les a rammené de Monaco.. Le meilleur résultat en course de la monoplace est 5e, et en qualification: 14e

mercredi 12 décembre 2007

F1 de la semaine n°6: Ferrari F248 F1 (2006)


Pour la seconde, la F1 de la Semaine portera sur une Ferrari. Cette fois-ci, c'est une Ferrari plus récente que la 312T puisque c'est de la F248 de 2006 qu'on va parler.

Cette Ferrari a emmené Michael Schumacher, septuple champion du monde battu pour la première fois du second millénaire en 2005, et prêt à conquérir son huitième titre (il échouera) ainsi que son coéquipier Bréilien Felipe Massa, succèdant à son compatriote Rubens Barrichello parti chez BAR, maintenant Honda. C'est la première saison ou Felipe Massa dispose d'une voiture vraiment apte à montrer de quoi il est capable. Avant, il courait, comme Kimi Räikkönen, sur une Sauber.

Dès le premier grand prix, à Bahrein, Schumacher termine sur le podium, en seconde position, derrière son rival et futur double champion du monde Fernando Alonso. Massa sera moins chanceux et n'arrivera que neuvième. Au second grand prix, en Malaisie, aucune Ferrari ne monte sur le podium. En revanche, les deux entrent dans les points pour la première fois de la saison. Pour une fois, c'est Massa qui termine devant Schumi (5e et 6e). Le grand prix d'Australie 2006 ut une catastrophe pour la F248 de la Scuderia Ferrari. 2 abandons. Heureusement, Schumacher rattrappe le coup à Saint Marin où il remporte sa 85e victoire. Massa assure des points en finissant 4e. Au grand prix suivant, le Grans Prix d'Europe, les pilotes de la F248 frappent encore plus fort. Schumacher termine une nouvelle fois premier, mais Massa arrive 3e. On retrouve donc 2 Ferrari sur le podium, pour la première fois de la saison. 2e et 4e en Espagne, les pilotes Ferrari rateront encore plus le grand prix de Monaco ou seul Schumi arrive dans les points, en 5e position. Retour sur le podium lors du grand prix suivant, en Grande-Btretagne, Schumi second et Massa 5e. Même résultat au Canada, et un des plus beau grand prix de la F248 aux Etats-Unis: Double victoire, Schumi devant Massa. En France, le résultat aurait pu être le même mais Fernando Alonso s'est intercalé entre Schumacher et Massa, qui finit donc 3e. Mais nouvelle double victoire au grand prix national de Schumacher qui s'impose devant son public. La meilleure partie de la saison pour les rouges. En revanche, le grand prix de Hongrie ne sera pas aussi joyeux. 7e position pour Massa qui devance son septuple champion du monde de coéquipier. 3 points seulement pour la F248. En Turquie, même scénario qu'en France, sauf que Massa et Schumi sont inversés.. 1 Massa, 2 Alonso, 3 Schumi. Michael se vengera en Italie, grand prix qu'il remporte loin devant Massa qui ne marquera aucun point en terminant 9e. En Chine, Schumacher domine encore, mais Massa abandonne. Au Japon, c'est l'inverse. Massa assure les points de la seconde place, tandis que Schumacher, qui se bat comme un diable contre Alonso pour le titre, ne peut^terminer le grand prix. Il totalise 10 points de retard avant le dernier grand prix, celui du Brésil. Il crève un pneu dans les premiers tour et malgré sa remontée à la quatrième place et la première victoire de Felipe Massa à domicile, Alonso empoche le titre en terminant 2e. Finalement, Schumacher laissera le titre à Alonso avec 121 contre 134 pour l'Espagnol. Il terminera tout de même second, et Massa surprend tout le monde avec 80 points et la 3e place de son premier championnat chez Ferrari.

La F248 aura été assez fiable dans l'ensemble, sauf dans les deux derniers grands prix. La dernière saison de Michael Schumacher a été presque un sans faute, mais ne lui a pas permis de s'imposer.

Au classement général des constructeurs, la F248 a permis à Ferrari d'inscrire 201 points mais d'échouer à 5 points de Renault (206) pour le titre.

7 poles, 9 victoires. La F248 est quand même une bonne voiture !!


Moteurs : Ferrari
Pneus : Bridgestone
Chassis : Fibre carbone monocoque
Poids : 600 kg
Boîte de vitesses : Ferrari - Longitudinale, semi-auto et séquentielle
Nbre de rapports : 7
Carburant / Huile : Shell
Freins : Freins à disque carbone

mercredi 5 décembre 2007

La F1 de la semaine n°5: La Jaguar R1



Après trois semaines de vide, la F1 de la semaine revient avec la Jaguar R1. Tout premier modèle de l'écurie Jaguar, reopsant sur les bases de l'écurie Stewart, la R1 n'aura fait qu'un passage bref et peu satisfaisant en F1.

Présente dès le premier grand prix de la saison 2000, en Australie, la Jaguar R1 est d'abord pilotée par Eddie Irvine (n°7) et Johnny Herbert (n°8).

La Jaguar R1 ne terminera qu'à deux reprises dans les points lors de cette première saison. Eddie Irvine marque l'histoire de l'écurie en franchissant la ligne du grand prix de Monaco 2000 en quatrième position. La seconde et dernière apparition de la Jaguar R1 dans les points est la sixième position d'Eddie Irvine lors du grand prix de Malaisie, dernier grand prix de la saison 2000. A l'époque, rappelons que la sixième place ne rapportait qu'un seul point.

Au grand prix d'Autriche, Irvine est absent à cause d'une maladie. Il sera remplacée au volant de la Jaguar R1 n°7 par le jeune Luciano Burti qui terminera 11e.

Le grand prix de Malaisie, où Irvine obtient la sixième position, sera le dernier grand prix de la Jaguar R1.

Informations:

Moteurs : Ford Cosworth
Pneus : Bridgestone
Chassis : Carbonefibre monocoque
Boîte de vitesses : Jaguar L semi-auto
Nbre de rapports : 6
Carburant / Huile : Texaco
Réservoir : 118 L

mercredi 21 novembre 2007

La F1 de la semaine n°4: La Tyrrell P34 (1976-1977)




Ayant accompagné Patrick Depailler et le futur champion du monde (1979) Jody Scheckter du troisième au dernier grand prix de la saison 1976, puis le même Depailler avec Ronnie Peterson tout au long de la saison 1977, la Tyrrell P34 est la seule voiture dans toute l'histoire de la Formule 1 a avoir été au départ d'un grand prix avec pas moins de 6 roues! 4 roues motrices à l'avant.

L'idée n'était pourtant pas mauvaise. Pourquoi pas une voiture à 6 roues? Seulement, la Tyrell P34 a rarement été à la hauteur. 1 seule pole position en Suède 1976, par Jody. Et une seule victoire, lors de ce même grand prix, toujours par le Sud-Africain.

L'histoire avait plutôt bien commencée. Second et troisième lors du troisième grand prix de la P34, à Monaco 1976, Jody et Patrick signaient un double-podium. Au grand prix suivant, en Suède, Scheckter l'emporte devant Depailler. Première (et dernière) double-victoire de la P34. En France, le grand prix suivant, il y avait une nouvelle fois une P34 sur le podium. Celle de Depailler sur la seconde marche. En grande-Bretagne, elle était remplacée par celle de Jody, qui recommettra ça en Allemagne. En Autriche, deux abandons, aux Pays-Bas, deux petits points, pareil en Italie. La fin de saison set un peu meilleure puisque Depailler, Scheckter, puis Depailler marqueront tour à tour les points de la seconde place. La saison 1976 ne s'était quand même pas trop mal passée pour la Tyrrell qui prend la troisième place du classement des constructeurs. Scheckter et Depailler termineront respectivement 3e et 4e avec 49 et 39 points. Le bilan 1976 fut donc plutôt bon. C'est après que ça se gâte!

Satisfait de la saison 1976, on décide de garder la même monoplace pour 1977. Erreur. Jody Scheckter partit chez Wolf Ford Cosworth, c'est Ronnie Peterson qui le remplace. Au bout de deux courses, Tyrell n'a toujours pas de points. Ce n'est qu'au bout du troisième grand prix que Depailler, heureux troisième, ouvre le compteur de points (en Afrique du Sud). Au quatrième grand prix de la saison, le 17ème de la monoplace, 3 points sont inscrits. Puis pendant deux grand prix, à nouveau plus de points pour Depailler et Peterson. En Belgique, Ronnie signe la 3e place et l'écurie inscit 4 points grâce à Depailler qui marque également un point. En Suède, de nouveau 3 points pour les deux coéquipiers. Les derniers points avant une longue série de vide. 3 grands prix sans points, puis seulement deux en Autriche et un seul en Italie après un échec aux Pays-Bas. Heureusement, Depailler termine second le grand prix du Canada et offre ainsi 6 points à Tyrrell, soit le meilleur résultat de la saison. Puis 4 points inscrits au dernier grand prix, celui du Japon, permet à Tyrrell de revenir sur Brabham au classement général des constructeurs. La P34 temrine donc 5e ex-aequo de la saison. Patrick Depailler termine 8e ex-aquo au championnat avec 20 points tandis que Ronnie Peterson, qui n'a inscrit que 7 points au cours de la saison, arrive à la 14e place du tableau final.

La P34 aura donc fait un bon début lors de sa première saison, en 1976, mais lerreur a été de garder le même modèle en 1977. Une victoire et une pole position, ce sont les meilleurs résultats de la monoplace (Suède 1976)

Informations


Moteurs : Ford Cosworth
Pneus : Goodyear
Chassis: Aluminium monocoque
Poids : 587 kg
Boîte de vitesses : Hewland DG 400
Nbre de rapports : 5
Carburant / Huile : Elf
Réservoir : 191 L
Freins : Freins à disque

mercredi 14 novembre 2007

La F1 de la semaine n°3: La Lotus 97T (1985)


La Lotus 97T est une monoplace sur laquelle Ayrton Senna a éffectué sa esconde saison en F1, pendant que son coéquipier, Elio de Angelis, y courait son avant-dernière.

Equipée d'un moteur Renault, la Lotus 97T offre un podium a De Angelis dès le premier grand prix de la saison 1985, le Brésil. Au Portugal, lors du second grand prix de la saison, cette monoplace prmoetteuse offre également sa première victoire à un certain Ayrton Senna, futur triple champion du monde. La voiture noire se fait remarquer également au grand prix de St Marin, troisième grand prix de la saison. Cette fois-ci, c'est Elio de Angelis qui remporte le grand prix et signe sa seconde victoire en F1. Pour Monaco, le quatrième grand prix, un pilote Lotus arrive pour la quatrième fois consécutive en autant de grand prix sur le podium. C'est de Angelis qui signe la troisième position. Au Canada, aux Etats-Unis, en France, en Grande-Bretagne et en Allemagne, les pilotes Lotus ne parviennent pas à monter sur le podium. Jusqu'en Autriche ou Ayrton Senna monte sur la deuxième marche, puis sur la troisième aux Pays-Bas et en Italie avant de renouer avec la victoire en Belgique, puis de signer son dernier podium de la saison, qui est aussi le dernier podium de la Lotus 97T, en Europe.

La Lotus 97T a menée le championnat 1985 pendant 3 grands prix. L'écurie Britannique avait une avance confortable au championnat pour terminer en 3e position mais les Williams, qui ont marqué 24 points lors des deux dernières courses, ont égalisé les Lotus. Score final, 71 points pour chacune des deux écuries, WIlliams est classé 3e, Lotus 4e.

Au total, 8 poles positions et 3 victoires ont été décrochées par les pilotes Lotus. En 32 participations (16 courses dans la saison par pilote), les Lotus ont franchi 18 fois la ligne d'arrivée et ont été classé 20 fois.

De Angelis, numéro 11, et Senna, numéro 12, ont terminé respectivement 5e avec 33 points et 4e avec 38 points.
Informations

Moteurs : Renault
Pneus : Goodyear
Chassis : Carbonfibre monocoque
Poids : 540 kg
Boîte de vitesses : Lotus/Hewland L
Nbre de rapports : 5
Carburant / Huile : Elf
Réservoir : 220 L
Freins : Freins à disque

mercredi 31 octobre 2007

La F1 de la semaine 2° La Ferrari 312T


Cette superbe Ferrari, nommé la "312 T", est le fruit du travail du designer Mauro Forghieri. Cette voiture rouge a été sur les circuits durant 12 grands prix sur 14 dans la saison 1975 (absente aux deux premières courses), et a participé à 3 grands prix de la saison 1976. Au total, 15 grands prix ont été courus par cette monoplace. A chaque fois, deux monoplaces étaient au départ.

Pilotées par Niki Lauda et Clay Reggazzoni, cette Ferrari a fait des merveilles en étant présente à 10 reprise en pole position. 9 fois , ce fut l'oeuvre de Niki Lauda. La dixième fois, c'est Reggazzoni qui prend la pole, pour le dernier grand prix de la 312 T (Etats-Unis Ouest). Avec 7 abandons, parfois dus à un accident, d'autres à un retrait volontaire du pilote, ou encore à une défaillance mécanique, la voiture était dans l'ensemble plutôt fiable. En effet, la voiture n'a été que 3 fois la cause de l'abandon de ses pilotes. Les trois fois, c'est le moteur qui a lâché.

Mais cette Ferrari n'a pas fait qu'offrir 10 poles positions à ses pilotes. Elle a également franchi la ligne d'arrivée 9 fois en tête, offrant ainsi 7 victoires à Niki Lauda et 2 à Clay Reggazzoni.

Comme cette monoplace n'a pas été très présente en 1976, nous allons plutôt nous pencher sur sa saison 1975.

9 poles positions et 6 victoires sur 14 courses en 1975 (la monoplace n'a participé qu'à 12 d'entre-elles), cette voiture était de loin la plus performante du plateau cette année là. Elle permit à Niki Lauda de s'imposer au championnat du monde des conducteurs avec 64,5 points, avec 19,5 points d'avance sur Emmerson Fittipaldi, son poursuivant le plus proche. L'Autrichien a donc dominé les autres avec sa Ferrari 312T.
Du côté du Suisse Clay Reggazzoni, la saison n'a pas été mauvaise non plus. Avec 25 points et la 5e position du classement général, le Suisse signe sa 3e meilleure saison (ex-aequo avec 1976 et 1979 où il fut également 5e)

C'est au total 72,5 points qui ont été inscrits par cette monoplace championne du monde. Derrière, c'était les Brabham avec 54 points seulement!

En 1975, la Ferrari est la seule qui n'était pas équipée d'un moteur Ford Cosworth. Toutes ses adversaires en était munies, mais aucune n'a pu faire face au moteur Ferrari de la 312 T!

La 312T avec moteur Ferrari était chaussée de pneus Goodyear.

Informations:

Chassis : Aluminium monocoque
Poids : 606 kg
Boîte de vitesses : Ferrari 015 T
Nbre de rapports : 5
Carburant / Huile : Agip
Réservoir : 200 L
Freins à disque - Lockheed

mercredi 24 octobre 2007

La F1 de la semaine. 1° La Jordan 195 (1995)


La Jordan de 195 a parcouru 17 grands prix, tous en 1995, ce qui équivaut à 34 participations puisque ses deux pilotes ont toujours été au départ.
Capable du meilleur comme du pire, cette superbe monoplace à du abandonner à 19 reprises mais à fait des merveilles, notamment au grand prix du Canada 1995 où elle a permis à ses deux pilotes de monter sur le podium. Rubens sur la seconde marche, Eddie sur la troisième.

Elle a permi à Eddie Irvine comme à Rubens Barrichello de progresser dans le monde de la F1, et les deux pilotes ont été coéquipier de Michael Schumacher sur Ferrari.

En qualifications, la Jordan 195 s'est toujours classée entre la 4e et la 16 place. En course, elle est arrivée jusqu'à la 2e place et, hormis les abandons, n'a jamais dépassé la 11e position.

Cette monoplace pilotée tout au long de la saison par Rubens Barrichello (numéro 14) et Eddie Irvine (numéro 15) doit sa beauté aux designers Gary Anderson et Tim Holloway

En inscrivant 21 points au total dans un championnat dominé par les Benetton et les Williams, cette voiture conduit son écuie en 6e position du classement général. Cette année là, Barrichello et Irvine sont arrivés respectivement 11e et 12e du championnat avec 11 et 10 points.

Elle est équipée d'un moteur Peugeot ainsi qu de pneus Goodyear

Informations
Poids : 595 kg
Boîte de vitesses : Jordan L semi automatic
Nbre de rapports : 7
Carburant / Huile : Total
Réservoir : 124 L
Freins à disque carbone - Brembo

Idée: alex-f1
Image: Edirvine

dimanche 14 octobre 2007

Spa 2000: Hakkinen passe Schumacher via Zonta!


Voici une vidéo du magnifique dépassement de Mika Häikkinen sur Michael Schumacher à Spa Francormachamps en 2000.

Hakkinen, qui luttait depuis plusieurs tours pour trouver le moyen de passer la Ferrari de l'Allemand, est passé à droite de la BAR de Zonta pendant que Schumacher passait à gauche. Mais le Finlandais est ressorti devant l'Allemand... et à remporté le grand prix!

Une vidéo à ne pas louper sur un des plus beaux dépassements de l'histoire de la F1!

A VOIR! CLIQUEZ ICI

jeudi 11 octobre 2007

Duel entre Gilles Villeneuve et René Arnoux: France 1979

Voici une très belle vidéo du magnifique duel qui opposa, en 1979, la Ferrari de Gilles Villeneuve à la Renault de René Arnoux, en France sur le circuit de Dijon.
Grâce à cette vidéo, vous pouvez revivre les trois derniers tours d'un grand prix où le suspens a été intense, insoutenable même. Personne ne savait qui de Gilles Villeneuve ou de René Arnoux, pilote français sur une écurie française, allait empocher cette seconde place.



lundi 17 septembre 2007

Champions du monde: la malédiction




Quand on regarde l’histoire de la Formule Un, en fait, l’histoire de ces champions, on s’aperçoit qu’il n’y en a pas un seul qui n’ait pas eu sa carrière marquée par le destin ou tout simplement gâchée par des circonstances contraires. Pas un seul n’a réussi le parcours parfait : capable de se retirer en pleine gloire, d’être complétement satisfait de la performance accomplie et de jouir de sa retraite paisiblement. Comme si l’effort surhumain pour conquérir le ou les titres suffisait à vous mettre sur une trajectoire interdite, définitivement maudite ! Comme si le prix à débourser pour devenir N°1 se payait forcément avec des larmes et de l’amertume, voire quelquefois (souvent même) avec du sang…

Allez, vous devez penser que je déraille ou, au moins, que j’exagère mais pas du tout : il suffit d’examiner objectivement la liste de tous les champions du monde pour le constater : pas un seul qui ait bien fini, pas un seul qui n’ait pas terminé avec un regret, un échec, un déclin ou un drame. Revue de détails, suivez le guide !

Commençons par le premier d’entres eux par ordre chronologique : Farina. Nino Farina fut le tout premier des champions du monde, en 1950 après avoir vaillamment résisté à Fangio. Mais ce premier titre arrive bien tard : Farina a déjà 44 ans quand il décroche la récompense suprème. La seconde guerre mondiale lui a confisqué ses meilleures années ! Par la suite, il ne va cesser de décliner, enchainant saisons médiocres et accidents. Il se retira fin 55 et se tua dans un accident de voiture en 1966.

Voyons maintenant le cas de Fangio. L’homme de la Pampa est une légende, même encore aujourd’hui et son destin de champion semble impeccable. Mais cette perception ne résiste pas à l’examen… Tout d’abord, il fit évidemment la saison de trop (en 1958) alors qu’il aurait pu se retirer en pleine gloire après son 5ème titre en 1957. Ensuite, Fangio fut très marqué par tous les accidents mortels qui ont jalonné son parcours : à la fin, il n’en pouvait plus d’assister à ces drames chaque dimanche (l’époque était bien plus dangereuse qu’aujourd’hui en matière de sport-auto). Donc, même Fangio a été marqué par la malédiction et ce n’est pas fini !
Bien moins connu que Fangio mais pourtant considéré comme son égal à son époque, Alberto Ascari est emblématique du prix du sang de cette malédiction : double champion du monde (52 et 53), il se tua de façon mystérieuse lors d’une séance d’essais à Monza en 1955… Au suivant !
Mike Hawthorn formait une paire mémorable avec son pote Peter Collins. L’un (Mike) fut champion du monde, l’autre (Peter) pas. Mais le champion fut brisé par la mort de son double et se retira aussitôt après son titre en 1958 (avec une seule victoire contre 4 à Moss !) et se tua juste après, sur la route de Londres au volant de sa Jaguar.

Phill Hill était américain mais fin et distingué. Un fin pilote aussi qui fut capable de ramener le titre chez Ferrari en 1961 mais dans quelles circonstances ! Une rivalité interne avec Von Trips et entretenue par Enzo Ferrari se termina en drame : Trips se tua à Monza (en tuant aussi 15 spectateurs par la même occasion) alors que Hill remporta course et titre, ce qui aurait dû être une fête tourna au désastre. Hill va décliner par la suite, inexorablement, jusqu’à être oublié par le milieu en 1968. Drôle de récompense pour le 1er américain à avoir coiffé la couronne mondiale…

Le cas de Jack Brabham mérite un détour : trop rude écorce pour être troublé par les accidents, "Black Jack" empocha 3 titres et fut le premier et est le seul à avoir réussi l’exploit de triompher sur sa propre voiture (en 1966). Mais, à partir de cette apogée, les choses se gâtent nettement : en 67, c’est son équipier (Denny Hulme) qui décroche la timbale et les deux hommes se brouillent. Les saisons suivantes sont bien moins brillantes pour Jack le constructeur et le pilote. La revanche doit venir en 1970 avec une monoplace (la BT33) qu’il juge parfaite. Mais cette saison est une longue suite de déceptions : la victoire lui échappe à chaque fois comme si la malchance concentrait son pouvoir sur lui-seul… Cette guigne persistante finit par avoir raison de sa ténacité et c’est un Brabham anéanti qui jette l’éponge fin 70. Même Black Jack n’a pas su conclure en beauté ! à qui le tour ?

Tiens, parlons de l’autre Hill : Graham. Venu à la course automobile sur le tard, le gentleman à la fine moustache a fait une très belle carrière. C’est le seul à avoir fait le grand chelem : titre en F1 (plusieurs même !), victoire au GP de Monaco (5 !), victoire à l’Indy 500 et aux 24 heures du Mans. Personne ne fit mieux, ni Surtess (qui manqua la victoire à Indianapolis) ni Andretti (qui manqua la victoire de peu aux 24 heures du Mans 1995, par sa faute d’ailleurs…). Pourtant, la fin de carrière de Graham Hill fut pénible. Il continua au-delà du raisonnable jusqu’à connaître l’humiliation d’une non-qualification à Monaco (son terrain de jeu favori pourtant !). Et la fin tout court fut carrément tragique : il se tua aux commandes de son avion entrainant avec lui les membres de l’équipe de F1 qu’il venait de créer. Les dieux sont cruels avec ceux qu’ils ont un temps favorisés…

On vient de l’évoquer, revenons sur le cas de John Surtess, "Big John" comme l’appelait les italiens. Surtess est tout de même un cas vraiment unique : le seul jusqu’à ce jour à être passé avec succès de la moto à la F1 et à avoir (presque) tout gagné dans les 2 domaines. Mais Big John avait aussi un caractère difficile et il ne put rester chez Ferrari après son sacre de 1965. La suite est décevante : comme Graham Hill, John Surtess aura une carrière déclinante. Il tente de créer son écurie mais n’y aura aucun succès. Surtess souffrit surtout d’être incompris.
Passons à Jim Clark. Son destin est connu : un pur talent, reconnu par tous, capable de gagner dans toutes les conditions mais toujours avec élégance. Il fut fauché en pleine gloire lors d’une course de seconde importance, sortant de la route en ligne droite pour des raisons encore inconnues. Cette fois, c’est la mort qui vient briser une trajectoire qui était effectivement parfaite.

Un cas peu connu maintenant : Denny Hulme. Rude Néo-zélandais, coéquipier de Jack Brabham, il lui souffla le titre en 67 et partit ensuite chez McLaren rejoindre son compatriote, Bruce McLaren. Il sauve l’écurie suite à la mort de son fondateur et accumule les victoires en Can-Am mais le début de l’ère moderne de la F1 lui convient peu et il se retire sur la pointe des pieds fin 74.

Faisons une pause. Arrivé à ce stade, vous pensez sans doute "Alain grossit le trait avec des vieux souvenirs, une époque révolue où les pilotes se tuaient souvent… la F1 moderne n’a rien à voir avec ça". Et bien non, pas du tout. Nous allons voir que même l’ère moderne a été maudite !
Pour entamer l’ère moderne, débutons par Rindt, encore un destin tragique. Doué et déterminé, l’autrichien Jochen Rindt domina la saison 70 au volant de l’innovante Lotus 72. Il domina tant et si bien (bien aidé en cela par la malchance frappant régulièrement Jack Brabham) qu’il n’eut même pas à la finir : il se tua lors des qualifications du GP de Monza et fut finalement sacré à titre posthume (une première !).

Passons à un "monstre sacré", Jackie Stewart. En apparence, Stewart a tout bon : intelligent, parcours sans faute, pilote très classe, 3 titres, retiré en pleine gloire au soir de son 3ème titre. En voilà au moins un qui contredit cette histoire de malédiction, en voilà un qui sut faire ce qu’il faut, comme il faut, quand il faut. Non ? Non. En fait, il s’en est fallu de peu. Stewart n’a connu qu’un seul échec, celui de ne pouvoir garder le titre 2 ans de suite : chaque couronnement était suivi d’une année "sans" (enfin, du niveau de Stewart quand même !). En 1973, il décide d’une saison d’adieux qui est programmée comme une tournée triomphale. Mais la saison 73 se révèle longue et cruelle : Stewart a gardé le secret sur sa décision (seul Ken Tyrrel est au courant) et sa femme se ronge les sangs en voyant les accidents s’accumuler autour de son mari. Cevert et Stewart dominent, ils accumulent les doublés et Cevert se hisse clairement au niveau du maître. Arrive le dernier GP, le 100ème de Stewart, celui où il va annoncer son retrait, celui de la libération. Mais, une fois de plus, les dieux se jouent des programmes trop bien ficelés et vont punir Stewart en foudroyant Cevert pendant les essais qualificatifs. La fête tourne à la tragédie. Car c’est vraiment une tragédie pour Stewart qui toujours gardera le regret de ne pas avoir partagé sa décision avec Cevert et ainsi faire baisser la pression sur celui qui était évidemment son digne successeur.

Avec Emerson Fittipaldi, on aborde encore un cas spécial : un premier titre très jeune (à 26 ans, seul Alonso a fait mieux) en 1972 sur Lotus mais il supporte mal que Chapman s’entende si bien avec Peterson et part chez McLaren… un second titre en 1974 après un duel homérique avec Regazzoni. Et puis, fin 75, l’erreur fatale : il quitte McLaren pour monter l’écurie Copersucar avec son frère, un écurie brésilienne, une première ! Hélas, la Copersucar n’arrivera jamais au niveau des monoplaces anglaises et Fittipaldi va connaître un long déclin pour finalement renoncer en 1980. Quand il tente de revenir en F1 en 1983 comme Lauda en 1982, il se fait jeter comme un malpropre ! Il fera tout de même une (belle) seconde carrière aux USA (avec 2 victoires dans l’Yndy 500 et un titre en CART) mais la blessure du rejet de la F1 restera toujours ouverte.

Tiens, parlons de Lauda justement. Champion une première fois en 1975, il était bien parti pour se succéder à lui-même quand survint le terrible accident du Nurburgring en 76. Echappant de peu à la mort, Niki abandonne finalement le titre à Hunt lors du dernier GP au mont Fuji (une décision courageuse et raisonnable vu les conditions dantesques de cette course). Il retrouve son titre en 77 mais à la régularité et parce qu’Andretti manque de fiabilité. Il quitte ensuite Ferrari pour Brabham mais sans succès. Il tourne alors le dos à la F1 une première fois fin 79 pour revenir en 82 et enlever un nouveau titre chez McLaren en 1984, de justesse devant Prost (un come-back réussi, un exploit quasiment unique, seul Prost réussira une telle performance après une parenthèse plus brève, il faut le souligner). Pourtant, Niki va faire la saison de trop en 85 et se retirer de nouveau, définitivement cette fois fin 85. Niki n’a sans doute aucun regrêt mais je considère que son parcours est suffisament marqué pour que la malédiction y soit pour quelque chose !

Nous venons d’évoquer James Hunt, traitons son cas : pilote doué, titre mérité en 1976 même si l’accident de Lauda facilita les choses. La suite ne fut que dégringolade… encore un qui ne sut ni se maintenir, ni partir à temps.

Venons-en à un autre "monstre sacré" : Mario Andretti. Ah Mario ! Américain de passeport

mais italien de coeur, il aurait pu être champion dès 1970 s’il avait été plus assidu en F1. Il lui fallu attendre 1978, la collaboration avec Colin Chapman et la Lotus à effet de sol, la première monoplace de ce type. Le titre serait venu dès 1977 si la fiabilité avait été là. En 78, Andretti a Peterson comme équiper et ses deux-là dominent outrageusement à bord des Lotus noir et or. Le sacre doit venir à Monza et c’est effectivement "chez lui" que Mario va enfin coiffer la couronne… mais dans quelles circonstances ! Une bousculade au départ provoque la mort de Peterson, la fête tourne au cauchemard. Suite à ce drame, le ressort est brisé : Andretti ne gagnera plus jamais en F1. Encore un touché en profondeur par la malédiction.
Jody Scheckter ressemblait à Denny Hulme en plus jeune, ils ont d’ailleurs été coéquipers chez McLaren en 1973 : l’ours (Hulme) et l’ourson (Scheckter). Sa carrière traina un peu alors qu’il avait l’étoffe. Ce n’est qu’une fois chez Ferrari qu’il prit enfin le chemin du titre en 1979. Mais Jody fit évidemment la saison de trop en 1980, une saison où il fut véritablement laminé par son équipier Gilles Villeneuve alors que la Ferrari (en retard sur le plan de l’effet de sol) était complément dépassée.

Alan Jones était peu apprécié alors que c’était un vrai combattant. Il décrocha le titre en 1980 de façon incontestable. La suite fut moins heureuse : il gâcha la saison suivante et, s’il ne parvenait pas à conserver son titre, il s’arrangea pour que son équipier Reutemann n’en profite pas ! Il quitta la F1 sur cette saison 1981 où il fit du mal à tout le monde ainsi qu’à son image pour retourner dans son Australie chérie. S’ennuyant un peu, il crû pouvoir revenir en 83 mais il ne trouve place que dans des écuries de seconde zone. Il passa un peu de temps en fond de grille et retourna définitivement en Australie, puni.

Un cas spécial maintenant : Nelson Piquet. 3 fois champion du monde, ce n’est pas rien mais Piquet n’eut jamais la renomée qui est sensé aller avec un tel palmarés et ce fut sans doute mérité. Son premier titre, en 81, est un concours de circonstances. Son second (83) avait un parfum malsain (tricherie de Brabham), le troisième (87) acquis sur Mansell reposait entièrement sur l’action psychologique plutôt que sur le pilotage… pas joli-joli. La suite fut encore moins glorieuse : déclin lent avec quelques victoires chanceuses ça et là pour finir par être proprement éjecté de son écurie et du milieu par un certain Schumacher à ses débuts. Nelson fut bien puni mais il avait tout fait pour cela.

Keke Rosberg ne mérite pas qu’on s’étende sur son cas : pilote grossier, son titre de 1982 tient à un incroyable concours de circonstances (Pironi aurait dû être le champion du monde) qui ne s’est évidement jamais représenté. Il fit ensuite non pas une mais plusieurs saisons de trop avant de se faire proprement laminer par Prost en 1986. Il tenta de revenir par la suite mais la F1 ne voulait plus de lui, avec raison.

Abordons le cas d’Alain Prost avec plus respect. Alain eut du mal à atteindre enfin la consécration mais son premier titre fut incontestable (en 1985), le second fut le plus beau de tous (en 86, de justesse devant Mansell et Piquet), le troisième viendra d’un long combat contre Senna et sa propre écurie (en 89 chez McLaren/Honda) mais c’est le quatrième (en 93 chez Williams/Renault) restera largement le plus pénible. C’est qu’Alain méritait au moins 2 titres de plus : en 83 chez Renault et en 90 chez Ferrari. Après s’être fait virer de Ferrari "grâce" à son caractère concilliant, Alain prit une année sabatique en 92 pour revenir chez Williams en 93 où on lui offrait la place toute chaude de Nigel Mansell. Le cadeau n’était pas empoisonné, la Williams de cette époque était bien la meilleure voiture mais l’ambiance était à couper au couteau : on ne passait rien à Alain, que ce soit son écurie ou le milieu. Cette saison fut plus que pénible avec, tout de même, le titre au bout. Mais aussi, la mise à la porte (pour faire la place à Senna). Prost ne pouvait se contenter de cette mauvaise sortie et, faute de revenir une nouvelle fois en tant que pilote (même si cela l’a plus qu’effleurer en 96 chez McLaren), il retourna en F1 en tant que directeur d’écurie… là aussi, il le paya cher.

Nigel Mansell, encore un qui dut attendre longtemps la consécration (1992) alors que le titre aurait pu lui revenir dès 1986 ou, au moins, en 1987. Mais, le titre n’est pas tout et il se fit virer de chez Williams à peine couronné ! Il fit une escapade relativement réussie aux USA en 93 et 94 mais commit l’erreur de vouloir revenir tout de même en F1 en 1995 chez McLaren : le come-back vira à la pantalonade et l’anglais ne boucla même pas la saison. Encore un beau potentiel gâché dans les grandes largeurs !

Le destin de Senna est connu et il illustre bien, s’il en était besoin, le pouvoir et la cruauté de cette malédiction qui n’épargne strictement aucun des champions de la F1, même les plus talentueux.

Encore un autre viré l’année de son titre : Damon Hill. Le fils de Graham avait réussi l’exploit de sauver l’écurie Williams du naufrage en 94 après la mort de Senna et tirait enfin les fruits de sa ténacité en 96, année du sacre. Viré de chez Williams pour des raisons obscures, Hill fit ensuite quelques saisons de trop (surtout celle de 99 où Frentzen fit bien mieux que lui, à voiture égale) avant de se retirer sans gloire… Dommage.

Fils de l’inoubliable Gilles, Jacques Villeneuve avait tout : talent, intelligence, un certain charisme mais lui aussi parvint à terminer piteusement ! Après un titre mérité en 1997, une saison moyenne chez Williams le fit émigrer dans une écurie taillée sur-mesures pour lui : BAR. Mais le dream-team vira à la foire d’empoigne et même Jacques en fut victime. Aujourd’hui, Villeneuve court après sa gloire passée cher Sauber/BMW et on sait déjà qu’il ne la retrouvera

pas.

S’il en est un qui méritait mieux que ce qu’il reçut, c’est bien Mika Hakkinen. Non seulement bon mais pilote classe, propre, impeccable. Son premier titre en 1998 souffrit du fait que les McLaren étaient alors trop au-dessus du lot. Son second titre l’année suivante fut un peu déprécié par l’accident et donc l’absence de Schumacher. Mika faillit craquer sous la pression à Monza (un rétrogradage raté l’envoya hors piste à la chicane et l’on vit alors Mika pleurer derrière le rail…). La saison 2000 fut trop cruelle pour que Mika ait envie de continuer (même si sa victoire à Spa restera longtemps dans les mémoires des connaisseurs). Il n’aurait pas dû essayer de revenir car le milieu obéit à la malédiction : rejetté, il se console aujourd’hui en DTM comme il peut.

Traitons Schumacher en dernier car c’est l’ordre chronologique qui veut cela. j’ai du respect pour le palmarés mais pas beaucoup pour l’homme : Schumacher est un voyou et il l’a prouvé maintes fois. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas un bon pilote mais il est dommage qu’il pense avoir besoin de mauvais gestes pour gagner. Après une moisson considérable de titres et de victoires, Schumy se voit désormais présenter l’addition. Elle va être salée et amer ! La malédiction réserve un traitement spécial à Schumacher, on n’a encore rien vu…
En revanche, je suis curieux de voir quel sera le sort d’Alonso… Mais j’ai confiance : la malédiction n’oublie personne et frappe toujours de manière inattendue !


source: leblogauto


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Image: Un des week ends les plus tragiques de la formule 1: le triple champion du monde Ayrton Senna se tue au volant de sa Williams, deux jours après le débutant Roland Ratzenberger.

Le 13 n'est pas (souvent) au départ




L'humanité ayant des problèmes avec le chiffre 13 depuis qu'elle l'a installé, pourquoi le sport automobile y échapperait-il ?

Cette affaire pourrait avoir commencé le jour où Jésus réunit ses disciples pour un dernier repas. 13 à table et le lendemain l'un d'eux meurt... C'était mal parti pour ce chiffre que l'on retrouve toujours dans les bons coups au fur et à mesure que l'Histoire s'écrit. Dès que l'automobile est inventée et dispute des courses, apparaissent des 13, sans d'ailleurs que l'on puisse établir s'ils jouent ou non un rôle dans les performances des pilotes qu'ils numérotent.
Le premier que nous ayons trouvé avec un 13 sur les flancs est un certain Pinson, qui finit deuxième du Paris-Toulouse-Paris de 1900 sur une Panhard. En 1901, le 13 du Paris-Bordeaux, Carl Voight se classe troisième. Il semble que l'on ait la tête sur les épaules en ce temps-là, car la liste des 13 au départ est longue et il y a même une victoire dedans : Jules Goux gagne la Coupe de Normandie sur une Lion-Peugeot en 1910.

La nature est constamment à la recherche d'équilibre, aussi à cette énumération en correspond une autre, celle des morts. Paul Torchy plante sa Delage au Grand Prix de San Sebastien 1925, une course de 13 partants. La Delage du comte Giulio Masetti, numérotée 13 et non pas 17 - qui porte malheur en Italie - sort de la route pendant la Targa Florio de 1926, et tue son pilote.
Reste, figure emblématique des amateurs de fantastique automobile, le cas Richard Seaman. L'homme était très circonspect à l'égard du 13, lequel lui rendait la pareille comme on va le voir assez vite. Une première aventure de type 13 lui arrive un vendredi 13 lors de la 13ème Coppa Acerbo de Pescara, où il crashe sa Mercedes au 13e kilomètre. Rendu méfiant, il arrive tendu au GP de Belgique 1939 qui ne compte que 13 partants et dont il est le dernier inscrit. Il a 26 ans, est en tête sur la voiture n° 26 qui sort de la piste au 13e km, alors que son ravitaillement avait duré 26 secondes et qu'il restait 13 tours à couvrir. Conduit à l'hôpital de Spa, il décède dans la chambre 39 le 26 juin 1939.

Autre pièces à charge contre le 13 et ses multiples, les Ascari père et fils, même si dans leurs cas il n'est pas numéro de voiture mais simple témoin. Antonio se tue à Montlhéry le 26 juillet 1925 à 36 ans et son fils Alberto trouve la mort de façon inexpliquée à Monza (quatre jours après son plongeon monégasque) le 26 mai 1955 à 36 ans, l'âge exact de son père à trois jours près.
L'Automobile-club de France a interdit l'usage du 13 dans les années 30 et de nombreuses autres instances l'ont banni, alors que les Italiens cultivent pareille méfiance envers le 17 et que les Japonais ne sauraient voir un 4 sur leurs autos. Satoru Nakajima et Ukyo Katayama ont ainsi couru chez Tyrrell sous le numéro 3 tandis que le premier nommé refusait de s'aligner sur la Ralt n° 4 de F3000 en 1986, laissant ce fameux 4 - qui se prononce comme "mort" en japonais - à John Nielsen et lui empruntant son 5.

Deux audacieux nippons ont pourtant porté le 4 : Takeshi Tsuchiya en l'an 2000 sur la G-Force du Team Kondo, et Katsutomo Kaneishi en 2001, toujours sous les couleurs de Masahiko Kondo. Le chiffre 9 est également banni au Japon car il se prononce comme "douleur" ou "torture" ; raison pour laquelle le Team Nova qui aligne des F3000 numérotées 9 et 10 dans le championnat nippon fait toujours conduire sa voiture N°9 par un Gaijin (un non-Japonais).
Pourquoi le numéro 13 n'est-il pas attribué en formule 1 ? Eh bien si, deux braves l'ont porté, Moises Solana au GP du Mexique 1963 sur sa BRM P57 (image ci-dessus) et Divina Galica au GP d'Angleterre 1976 sur sa Surtees TS16 (à droite).

Gilles Villeneuve a disputé six épreuves du championnat canadien de formule Atlantique 1974 (Challenge's Player) sous le numéro 13, pilotant une March 74B de couleur jaune pour l'écurie Canada


sourcemémoiredesstands


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La guerre FISA-FOCA, une période de l'histoire de la F1



La guerre FISA - FOCA est une période de l'histoire de la Formule 1 pendant laquelle la Fédération internationale du sport automobile (FISA), et la Formula One Constructors Association (FOCA) se disputèrent le pouvoir et l'argent de la F1, au point de perturber le championnat. Cette lutte, qui a culminé sur la période 1979-1982 ne s'est réellement terminée qu'en 1987, avec la deuxième version des accords Concorde.


Le championnat du monde de Formule 1 est régi sportivement depuis sa création par l'organe sportif de la FIA (Fédération Internationale de l'Automobile) : la CSI (Commission Sportive Internationale). Au début des années 1970, le Britannique Bernie Ecclestone (qui a racheté l'écurie Brabham à l'issue de la saison 1971) entreprend de fédérer en association la plupart des écuries de Formule 1. Rapidement émerge ainsi la FOCA (Formula One Constructor Association). L'ambition de la FOCA est double: Economique. Les revenus générés par les courses ainsi que les dépenses des écuries ont considérablement augmenté, allant de paire avec l'intéret du public pour ce sport. Organisme à but non-lucratif, la CSI ne manifeste qu'un intérêt relatif à l'égard des questions commerciales et les sommes générées par les Grands Prix sont réinjectées dans d'autres organisations d'évenements sportifs. Les écuries, considérant les sommes de plus en plus élévées qu'elles investissent, estiment quant à elles que non seulement il est possible de générer plus de revenus, mais qu'en plus, une part du gateau leur est due. Au nom de la FOCA, Bernie entreprend alors de négocier directement avec certains organisateurs de Grands Prix, garantissant la présence des écuries qu'il représente contre le versement d'une somme forfaitaire de plus en plus en plus élevée. La FOCA va même jusqu'à devenir directement l'organisatrice de certaines épreuves. La FOCA commence également à négocier avec les chaînes de télévision, nouvel acteur (pas encore majeur, mais sur le point de le devenir) du monde des Grands Prix. Sportif. L'organisation strictement sportive du championnat du monde est de la compétence exclusive de la CSI. Mais sur ce point également, la FOCA estime avoir son mot à dire, et refuse de se laisser dicter les modifications du règlement technique, sources de dépenses supplémentaires pour les écuries. La montée en puissance de la FOCA semble irrésistible. Signe d'un rapport de force à son avantage, elle parvient même à faire reculer la CSI qui, courant 1978, avait envisagé ralentir les "wing-cars" en interdisant les "jupes", ces éléments aérodynamiques qui permettent d'obtenir une meilleur circulation du flux d'air sous les monoplaces, et donc une redoutable adhérence dans les courbes. Il s'agissait pourtant pour la CSI d'une question de sécurité primordiale, les circuits étant pour la plupart inaptes à accueillir sans risque des voitures dont les performances avaient tant augmenté. A l'issue de la saison 1978, la CSI qui apparait discréditée par sa faiblesse, nomme à sa tête un nouveau Président, le Français Jean-Marie Balestre. Homme à poigne, il a été élu sur un programme dont le thème principal était la reprise en mains de la Formule 1 par la CSI. Autrement dit, Balestre entend restaurer le pouvoir de la CSI (qu'il ne tarde pas à faire renommer FISA, pour Fédération Internationale du Sport Automobile), quite à s'opposer frontalement à l'ambitieuse FOCA, ce qui ne manquera pas d'arriver. Après avoir obtenu en 1978 que les "jupes" restent autorisées, la FOCA va encore plus loin dans son lobbying en exigeant fin 1979 que les moteurs turbo soient interdits, ou du moins que l'équivalence de cylindrée de 1 à 2 entre moteurs turbos (1500 cm3) et moteurs atmosphériques (3000 cm3) soit modifiée. En 1979, le moteur turbo mis au point par Renault décroche sa première victoire, et tout le monde réalise vite que les turbos ne vont pas tarder à dominer la discipline. Le souci est que la technologie du turbo est extrèmement pointue et coûteuse à mettre au point, un luxe que seuls les grands constructeurs généralistes comme Renault, FIAT (propriétaire de la Scuderia Ferrari) et bientôt Alfa Romeo peuvent se permettre. La FOCA pressent que ses membres (essentiellement les assembleurs britanniques, experts en conception de châssis, mais qui en matière de moteur, se contentent de greffer un V8 Cosworth bon marché) risquent de ne pas survivre à la révolution turbo. Balestre et la FISA n'accèdent pas à la demande de la FOCA de bannir le turbo, et va donc dans le sens des écuries dites « légalistes » que sont Renault (alors unique motoriste turbo du plateau) mais également Ferrari et Alfa Romeo, sur le point de sortir à leur tour un moteur suralimenté. Bien au contraire, la FISA ressort son projet initial d'interdiction des jupes à compter de la saison 1981. La FISA va encore plus loin et tente même d'interdire par réglement tout accord entre un organisateur d'épreuve et un concurrent ou son organisme représentatif (donc la FOCA). La guerre est déclarée. Prise à la gorge par les mesures drastiques de la FISA, la FOCA tente de réagir en menant une sorte de guerilla contre Balestre.


Premier point visé : les briefings organisés avant chaque épreuve par la direction de course, et auxquels les pilotes ont désormais l'obligation d'assister. De leur côté, les écuries FOCA demandent à leurs pilotes de boycotter ces réunions obligatoires. Jean Marie Balestre distribue des amendes aux pilotes absents, mais ceux-ci refusent de payer et récidivent lors de l'épreuve suivante. La FISA monte le ton d'un cran, et menace de suspendre les contrevenants. C'est lors du Grand Prix d'Espagne que la situation arrive à sa limite : les trois constructeurs légalistes refusent de prendre le départ si la quinzaine de pilotes absents aux briefings ne sont pas réellement suspendus. Aucun compromis n'étant trouvé, Renault, Ferrari et Alfa quittent le circuit, immédiatement suivis par les officiels de la FISA. La course a lieu, uniquement avec les écuries FOCA (la victoire reviendra au pilote australien Alan Jones, sur Williams) mais est aussitôt déclarée illégale par la FISA, et retirée du championnat du monde. Dans les semaines qui suivent, tout le monde accepte de mettre de l'eau dans son vin, et l'affaire des briefings boycottés et des amendes non réglées est oubliée. Le championnat 1980 peut donc se poursuivre sans nouvelle perturbation.


Jerez 1980 Alfa romeo , Ferrari et Renault retirent leur F1 du circuit : Le GP aura lieu hors championnat !!
Mais les deux principaux points de discorde entre la FISA et la FOCA que sont l'interdiction des jupes pour la saison 1981 et la manière dont la FOCA court-circuite la FISA en négociant directement avec les organisateurs et les chaînes de télévision, restent toujours d'actualité. Devant l'impossibilité de trouver un compromis, la FOCA brandit la menace d'un championnat de Formule 1 parallèle en 1981 et crée même à cet effet sa propre fédération, la World Federation of Motor Sport, qui voit le jour fin 1980.


En février 1981, la FOCA semble mettre ses menaces à exécution et organise un Grand Prix à Kyalami en Afrique du Sud. Plus que comme le véritable coup d'envoi du nouveau championnat WFMS, ce Grand Prix est à interpréter comme une démonstration de force de la FOCA vis à vis de la FISA. Mais l'effet escompté est loin d'être atteint : certes, le plateau est de qualité (en l'absence des écuries légalistes qui n'ont pas fait le voyage, 19 voitures sont au départ, la victoire revenant à Carlos Reutemann, sur Williams) mais les médias ont boudé l'épreuve, signe que contrairement à ce qu'elle imaginait, la FOCA peut difficilement se passer du label officiel FISA.
Affaiblie par cet échec, la FOCA est contrainte de revenir s'assoir à la table des négociations, qui aboutissent fin mars à la première mouture des Accords Concorde (du nom de la Place de la Concorde à Paris, où la FIA/FISA a son siège). Pour faire simple, ces accords entérinent le partage des pouvoirs entre la FISA (qui conserve toute autorité en matière sportive et réglementaire) et la FOCA avec laquelle la FIA accepte de partager les profits réalisés, en lui laissant l'exploitation commerciale des courses. Chaque écurie recevra une part des profits, proportionnellement à ses résultats au championnat. Ecclestone devient à ce moment le patron officieux de la F1.


La saison 1981 peut débuter, et comme le souhaitait si ardemment la FISA, la sécurité est améliorée avec l'obligation faite aux écuries de renoncer aux jupes coulissantes (qui doivent désormais être fixes) et d'aligner des voitures avec une garde au sol minimale de 6 centimètres afin de réduire à néant l'effet de sol. Mais les ingénieurs (et en premier lieu ceux de Brabham, l'écurie de Bernie Ecclestone) se chargent rapidement de contourner l'esprit de la réglementation en concevant des correcteurs d'assiette permettant aux voitures de respecter la garde au sol réglementaire lors des contrôles techniques (bien evidemment effectués à l'arrêt) mais de s'affaisser et de retrouver l'effet de sol en roulant. Dans un contexte d'apaisement des relations avec Ecclestone et la FOCA, la FISA acceptera de fermer les yeux sur cette "interprétation" de la loi, après avoir pourtant mis son véto à l'étonnante Lotus 88 à double châssis présentée par Colin Chapman lors du GP inaugural à Long Beach et dont la philosophie était identique.


La nouvelle entente FISA/FOCA se manifeste également dans la volonté commune de créer une superlicence, sésame indispensable pour participer au championnat du monde, et dont l'objet est de restreindre la liberté contractuelle des pilotes. Discrètement révélé lors de l'hiver 1981-1982, ce projet aboutit à la fameuse grève des pilotes lors du GP d'Afrique du Sud. Malgré les pressions conjointes de la FISA et de la FOCA pour mettre au pas les rebelles, ces derniers finissent par obtenir gain de cause.


En 1982, l'un des éléments cruciaux de la guerre FISA/FOCA, à savoir l'incapacité des artisans britanniques à lutter contre les grands constructeurs capables de développer des moteurs turbos, reste plus vivace que jamais.


Lorsque la FOCA avait commencé à soulever ce problème en 1979, les Renault turbo commençaient à peine à obtenir des résultats, et les artisans pouvaient encore s'appuyer sur un réglement permissif en matière de jupe. Trois ans plus tard, les choses ont changé: Ferrari et Renault maîtrisent parfaitement la technologie turbo, et les jupes mobiles ont été interdites. Même si la FISA a accepté de fermer les yeux sur les correcteurs de garde au sol, il est indéniable que le rapport de force est de plus en plus défavorable aux Britanniques. Ces derniers vont à nouveau jouer sur la lettre du réglement et faire courir des monoplaces largement en dessous du poids limite, profitant de l'alinéa du règlement qui prévoit que les équipes ont le droit de refaire les pleins de fluides ou consommables avant de passer à la pesée d'après-course. Les équipes ont alors recours à des réservoirs d'eau supplémentaires qui ne trompent personne, et uniquement destinés à "faire le poids" à l'arrivée. A l'issue du GP du Brésil, la FIA décide de sévir et disqualifie le vainqueur (Nelson Piquet, Brabham) et son second (Keke Rosberg, Williams) après que Renault et Ferrari ont porté réclamation.


Les disqualifications de Piquet et Rosberg ayant été confirmées en appel, les écuries FOCA décident, par mesure de rétorsion, de boycotter le GP de Saint-Marin. Sur la grille de départ à Imola, seules figurent les trois écuries "légalistes" traditionnelles (Renault, Ferrari et Alfa) ainsi que Osella (équipe politiquement alignée sur Ferrari), Toleman (équipée d'un moteur Hart turbo), ATS (équipe désolidarisée de la FOCA) et Tyrrell, soit un total de 14 monoplaces. Il convient de revenir sur le cas Tyrrell, l'une des équipes les plus vigoureuses du clan FOCA : Ken Tyrrell avait reçu l'autorisation de la FOCA de ne pas suivre le boycott en raison de sa signature avec un sponsor italien. Il était également convenu que Tyrrell porterait réclamation à la fin de la course contre les possesseurs de moteur turbo. Basée sur un argument technique tiré par les cheveux, la réclamation sera bien evidemment rejetée.


Cet ultime coup de force de la FOCA à l'encontre de la FISA restera le dernier. Ecclestone lui-même ayant signé en tant que directeur de Brabham un accord avec constructeur allemand BMW pour la fourniture de moteur turbo, la fronde anti-turbo qu'il dirige ne tarde pas à devenir sans objet. Rapidement, les autres membres de la FOCA lui emboîteront le pas (McLaren avec Porsche, Lotus avec Renault, Williams avec Honda), rendant obsolète le clivage entre artisans et grands constructeurs.


Les premiers Accords Concorde n'ont été prévu que sur un quinquennat, et en 1987 recommencent des négociations. A cette occasion, la FOCA refuse de continuer 5 ans avec le même système, car des problèmes de promotion des courses leur ont parfois coûté cher. Il est décidé que Bernie Ecclestone crée sa propre société indépendante, nommée Formula One Promotions and Administration (FOPA, future FOA), a qui sera déléguée, par la FOCA, la vente des droits promotionnels de la Formule 1. La même année, Ecclestone renonce à son écurie, et est nommé vice-président de la FIA, la fédération automobile qui contrôle la FISA.


source: wikipedia


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Image: Illustration de Jean Graton dans la Bande Dessinée des aventures de Michel Vaillant "Rififi en F1"

Evolution de la F1: Années 1950 à 1959



En 1959, la référence en matière de voiture de Grand Prix a plus à voir avec son équivalent actuel qu'avec celui de 1950, du moins sur le plan de la conception. A l'inverse, on pourrait presque établir une filiation directe entre la version 1950 et les première années de l'automobile. Le fait que le tournant décisif dans l'évolution de la lignée soit intervenu au cours de la décennie centrale du siècle n'est peut-être pas dépourvue de sens.


La formule en cours en 1950 à l'instauration du Championnat du monde était pour l'essentiel une resucée de la catégorie voiturette d'avant-guerre, laquelle se situait juste en-dessous des Grands Prix, une sorte de Formule 2, au nom près. Son adoption comme Formule 1 après la guerre s'accordait parfaitement aux restrictions de l'époque. On descendit donc des étagères différents types de moteurs Alfa Roméo, Maserati, et ERA 1,5litres turbocompressés dont le bruit d'échappement déchirèrent la froidure économique ambiante pour donner le coup d'envoi de la renaissance de la course de Grand Prix.


Cependant, au milieu des sonorités aiguës, on percevait le grondement grave des Talbot atmosphériques. Néanmoins, elles avaient été autorisées à s'aligner dans la nouvelle F1 aux côtés de voitures plus petites simplement pour faire nombre. C'était une mesure de circonstance, qui eut des répercussions non négligeables sur la conception des voitures de Grands Prix.


Mais pas dans l'immédiat. Car l'Alfa Romeo 158, qui avait dominé la période avant-guerre, resta inchangée au cours de sa deuxième carrière en tant que voiture de Grand Prix. Malgré ses 13 ans, elle faisait toujours référence en 1950, année où elle remporta toutes les épreuves du Championnat. Cela révélait au grand jour le conservatisme qui régnait depuis toujours au sein des bureaux d'études des voitures de Grands Prix : dès lors qu'un thème s'était révélé fécond, on avait tendance à ne plus le remettre en question, se bornant simplement à les faire progresser par l'intermédiaire du développement et d'une mise au point minutieuse.


Les voitures de Grands Prix avaient le moteur à l'avant, et la puissance était transmise aux roues arrières. Cette puissance provenait généralement d'un turbocompresseur, un système entraîné mécaniquement qui comprimait l'air admis dans le moteur et tirait avantage du fait que plus on pouvait amener d'air à l'intérieur des cylindres, plus grande était la puissance que l'on pouvait obtenir. Dans la majorité des cas, ce système alimentait huit cylindres disposés en ligne. L'Alfa de 1950 était en avance sur la plupart de ses rivales en ce sens que la boîte de vitesse était montée à l'arrière pour équilibrer le surcroît de poids de la distribution ; de plus, la suspension des roues arrières était elle aussi indépendante, et pas seulement celle des roues avant. Le châssis sur lequel était boulonnée cette suspension était un cadre en forme d'échelle renforcé par des tubes soudés, le tout caréné par des panneaux métalliques indépendants de la structure. La décélération était assurée par des freins à tambours.


L'industrie aéronautique exploitait depuis longtemps les avantages de la coque porteuse, plus moderne, et des freins à disques. La technologie existait, mais personne ne s'était avisé de l'utiliser.


Dans une période marquée par un tel conservatisme technique, où la route à suivre était plutôt le développement que l'innovation, il n'était pas étonnant que la puissance de l'usine Alfa Roméo impose sa loi aux petites entreprises des spécialistes. Cependant, l'un de ces spécialistes du nom de Ferrari parvint à mettre un terme au règne Alfa.


Cela ne doit rien au génie technique de Ferrari ; ce fut plutôt une question de tactique. Après un essai infructueux pour reprendre Alfa en imposant ses conditions avec une nouvelle F1 turbocompressée, Ferrari prit le parti d'explorer la voie du 4,5 litres sans turbocompresseur.

Les paresseuses Talbot avaient les dimensions pour l'accueillir, et ne pouvaient rivaliser avec les Alfa 1,5 litres qui en 1951 développaient tout près de 400 CV. Cependant, pour obtenir cette puissance, le turbo des Alfa tournait à des pressions telles qu'il fallait utiliser un carburant à la base de méthane à la fois pour le refroidissement et la combustion à l'intérieur du moteur, le revers de la médaille étant une consommation rédhibitoire de 180 litres au 100 km ! Ce qui signifie en revanche qu'il pouvait arriver que sur la durée d'une course les Alfa se trouvent sous la menace directe de Talbot qui ne délivraient pas plus de 220 chevaux, pour la simple raison que les voitures françaises passaient moins de temps dans les stands pour ravitailler.


Il ne devrait pas être difficile, réfléchit Ferrari, de construire un 4,5 litres beaucoup plus élaboré que le vieux moteur type sport de la Talbot. Même si le moteur ainsi obtenu demeurait moins puissant que celui de l'Alfa, il serait peut-être suffisamment proche de ce dernier pour le battre au bout du compte. C'est ce qui arriva. Et presque aussitôt la victoire de Ferrari sur Alfa à Silverstone en 1951, les moteurs atmosphériques devinrent la norme. Il faudrait attendre 26 ans pour voir les prochaines tentatives sérieuses concernant les voitures turbocompressées.


La retraite d'Alfa à la fin de 1951 signifia également la rupture avec la tradition ancienne de voitures de Grand Prix à huit cylindres en ligne, même si cette configuration devait opérer un bref retour avec succès. La Ferrari 4,5litres était un V12, mais lorsqu'en 1952-53, ce fut la formule à 2 litres qui prit le relais, l'ingénieur Aurelio Lampredi se dit que l'avantage de puissance obtenu sur un multicylindre serait annulé par son poids et le manque de couple à bas régime des moteurs d'une cylindrée aussi limitée. Raisonnement qui se révéla juste, si l'on en juge par les performances réalisées par sa Ferrari 500 à quatre cylindres deux fois champion du monde. La Maserati 2 litres était un six cylindre, mais bien que sa vitesse de pointe fût supérieure à celle de la Ferrari, il n'avait pas les reprises de ce dernier et fut loin d'obtenir le même palmarès.


Lorsqu'en 1954 la Formule 1 s'ouvrit aux 2,5 litres, la controverse reparti à propos de la configuration idéale pour le moteur. C'est une formule qui devait avoir cours toute la fin de décennie, période au cours de laquelle des quatre cylindres en ligne, des six cylindres en ligne, des V6, des huit cylindres en ligne et des V8 ont tous connus la victoire. Ce qui tendait à se retrouver chez tous, cependant, était une architecture interne datant de cette fameuse Fiat de 1921 : Deux grosses soupapes par cylindre ainsi qu'un carter et un bloc solides pour autoriser des rapports course/alésage toujours plus élevés. Les années cinquante ignorèrent la technologie des multisoupapes qui faisaient fureur avant la Fiat, et ce n'est qu'au cours des années soixante qu'elle sera redécouverte. En attendant, le montage complexe de deux bougies par cylindre devait en partie tenir lieu de compensation.


La puissance des moteurs demeura le sujet primordial de préoccupation pour les ingénieurs tout au long de la décennie. La conception du châssis, quant à elle, connut une évolution beaucoup plus lente. Il fallut attendre 1954 pour que Maserati abandonne finalement son essieu arrière rigide non indépendant : quant au châssis, tout le monde continuait d'utiliser la structure en échelle. La tendance était à concentrer les rares efforts de développement sur la réduction de la hauteur des voitures, et donc de leur surface frontale, le plus souvent en faisant passer l'arbre de transmission non pas sous le pilote, mais à côté de lui.


Lorsque Mercedes revint à la compétition en 1954, la donne technique se trouva rehaussée, et ce bien que la configuration de leur W196 demeurât fondamentalement classique. Les innovations concernaient plutôt des points de détail que la conception globale. Le châssis franchissait un pas par rapport à la tradition des tubes soudés utilisés pour renforcer la structure en redistribuant la géométrie de cette tubulure de façon à transformer en une structure totalement portante et permettant de se passer des cadres en échelle.


Avec son moteur incliné, la voiture était plus basse sur la piste et son centre de gravité abaissé lui aussi par rapport aux autres voitures. A une époque où le carburateur était de mise, ce moteur bénéficiait d'une injection directe, ainsi que d'une commande de soupapes desmodroniques, à l'heure où les soupapes des autres voitures étaient actionnées par un système de ressorts moins précis et moins fiable. Elle était équipée de véritables amortisseurs, alors que la plupart des contemporaines faisaient encore confiance au type à bras rotatif ; et bien que ses freins soient encore à tambours, il étaye en position "inboard" afin de réduire la masse non amortie de la voiture.


Mais la particularité la plus remarquable de cette voiture était l'apparence sans concessions de sa carrosserie carénée. Le règlement de l'époque autorisait le carénage des roues - qui ne fut interdit qu'en 1961 - mais Mercedes était le seul à avoir profité de cette possibilité. Cependant, le bénéfice de sa moindre prise au vent en ligne droite était en règle générale annulé par une absence d'équilibre de la motricité dans les courbes rapides due à l'aérodynamisme de la voiture. De plus, la conception entraînait un surcroît de poids important, ce qui, sur la plupart des circuits les plus rapides où la vitesse était déterminante, tels que Reims ou Monza, donnait à la voiture cette forme caractéristique de "pantoufle" sur ses roues inclinées vers l'intérieur. Ce qui confirme que l'aérodynamique, s'agissant du relèvement de la voiture ou de sa force d'appui, et non plus de la simple prise au vent, en était encore à ses balbutiements, et mal connue.
A l'époque, Mercedes n'avait pas le monopole de l'innovation. L'écurie britannique Connaught a elle aussi développé un modèle de carénage des roues pour sa série B. C'était également la première voiture de Grand Prix à utiliser les freins à disques. Si cette compagnie avait disposé de capitaux nécessaires, l'histoire de la Formule 1 aurait pu être différente. Dès 1953 figurait dans ses cartons une voiture à moteur central et coque porteuse - ou monocoque - qui ne vit jamais le jour. Elle avait cinq ans d'avance sur son époque en ce qui concerne la position du moteur, et pratiquement dix ans pour la conception du châssis, lequel aurait rendu obsolète le châssis Mercedes lui-même, en appliquant à cette recherche les techniques de l'industrie aéronautique.


C'est à Vanwall que revint le mérite, entre 1956 et 1958, de maîtriser avec succès les avantages conjugués du freinage par disques et d'une conception saine de l'aérodynamique. L'écurie s'en alla prendre conseil auprès de Franck Costin, ancien ingénieur en aérodynamique chez Havilland, qui dessina une coque au nez allongé, haute à l'arrière, et dont la pénétration dans l'air était de toute évidence plus efficace que chez toutes les autres voitures, et qui cependant n'était pas affligée de cette absence d'équilibre à grande vitesse dont souffrait la carrosserie profilée de la Mercedes. Cependant, Costin lui-même ne franchit pas le pas de l'utilisation du flux d'air pour créer une force d'appui. Il faudra attendre encore une décennie pour voir ce phénomène faire son entrée dans la Formule 1, même si ailleurs l'ingénieur suisse Michael May travaillait déjà à cette idée.


Les freins à disque de la Vanwall étaient fabriqués par Dunlop. Le fabricant de pneumatiques prit également une part importante dans l'amélioration des records du tour en incorporant du Nylon à la gomme, ce qui assouplissait les flancs, et en favorisant le développement des pneus - à l'époque étroits comme des rubans - vers des largeurs de plus en plus importantes et des tailles de plus en plus basses. La résistance des matériaux signifiait également que les carénages des roues pouvaient être plus minces, ce qui abaissait la température. Cela permettait d'utiliser des composés plus tendres dans le but d'augmenter l'adhérence. On aura une idée de l'efficacité de cette démarche en constatant qu'en 1958, la Vanwall équipée de nouveaux pneus Dunlop tournait 3,8 % plus vite qu'en 1957.


Les chiffres sont encore plus frappants si l'on considère que la voiture avait vu sa puissance réduite de 30 chevaux à la suite d'une modification dans le règlement. Les compagnies pétrolières, à l'époque principaux sponsors de la F1, étaient vivement intéressées par l'emploi d'un carburant plus proche de celui que l'on trouve à la pompe à la place de ces cocktails bizarres d'azote et d'alcool utilisés auparavant.


Parallèlement, on raccourcissait les épreuves sous la pression d'organisateurs soucieux d'inscrire au programme des épreuves secondaires le même jour que leurs Grands Prix. La durée minimale fut ramenée de 500 km ou trois heures à 300 km ou deux heures.


Tout ceci fut parfaitement mis à profit par l'innovateur le plus formidable de l'époque : Cooper. Sa minuscule voiture dont le réservoir avait une capacité trop faible avant les changements pouvait désormais finir l'épreuve sans arrêt au stand grâce au raccourcissement de la distance à parcourir et à la réduction de la consommation des moteurs alimentés par le nouveau mélange plus léger. Elle n'aurait peut-être pas souhaité essuyer les plâtres, mais la Cooper à moteur central a été en fin de compte celle qui a orienté la conception des voitures de Grand Prix vers la modernité, ou quelque chose d'approchant. En 1958, son moteur Climax client rendait encore 60 chevaux aux Ferrari et aux Vanwall, mais avec ses 3870 kg, la voiture accusait environ 180 kg de moins, grâce en grande partie à son agencement. En plus de cela, son moteur monté en position centrale, en attirant la masse de la voiture vers le centre, conférait à cette dernière une agilité bien supérieure à celle des dinosaures de la concurrence. De plus, elle était favorisée en vitesse de pointe en ligne droite pas sa surface frontale beaucoup plus réduite.


Les Auto-Union avaient connu la réussite au cours des années trente avec leur moteur monté en position centrale mais pas au point d'être parvenu à changer la norme. De toute manière, en choisissant la solution du V12 et V16 démesurément longs, on avait escamoté l'un des principaux avantages de cette disposition, le centrage de la masse. Les Cooper, à l'inverse, atteignirent un tel niveau de performance en 1959 qu'elle firent finalement tomber l'un des bastions les plus âprement défendus dans le domaine de la conception des voitures de Grand Prix.

source: f1légende

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Merci à Modena49

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Image: Peter Collins au volant de sa Vanwall en Grande-Bretagne (1954)

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